Entrepreneurs venez hacker un musée et tester vos protos

« Usager de musées, médiateur, développeur, designer, créatif et… vous… » boreli_hacking

introduit La Fabulerie pour son dernier projet en date, nous avons envie de rajouter « et… entrepreneurs »  car c’est bien de celà qu’il s’agit ! « Borély Hacking » c’est un projet pour entreprendre pleins d’autres projets et d’idées visant à améliorer la médiation entre les collections d’arts décoratifs et son public, nous, vous, pour que tout deux se comprennent.

L’enjeu d’un musée qui vient d’ouvrir tel que celui-ci est d’attirer votre intérêt sur un passé marseillais chargé de faits, de traditions et d’anecdotes amusantes. Les mêmes qui ont construit notre histoire commune. Et pour ce faire pourquoi pas s’amuser avec les technologies à notre portée empruntées au monde numérique, créatif, audiovisuel, design et connecté… bref le monde de maintenant et pas celui des objets présentés !

Pour commencer, une visite du château s’impose. Nous voilà transportés par Christine Germain, conservatrice générale, en une traversée à travers le 18ème et 19ème siècle, à la rencontre des usages des marseillais, nobles Borély, comme artistes et artisans de l’époque.

chateau-borely-m-cube-chateauCe château est en réalité une bastide – comprenez petite maison de charme pour se reposer à la campagne – faite pour accueillir tout le gratin du pouvoir en place, et ainsi s’y dénoter par ses richesses – comprenez sa puissance. Cette bastide est donc une éloge à la puissance des Borély et à leur goût pour la fête bien réceptionnée. Pendant la visite nous noterons énormément de détails qui le rappellent, à commencer par les tomettes en bronze, les guirlandes et les scènes de danse maquillées à chaque recoin dès le vestibule d’entrée. Puis le cristal, les dorures, les tableaux spécialement commandés, le bois « palissandre » et la petite chapelle personnelle vont ensuite fournir des marques ostentatoires orchestrées.

Nous remarquerons le positionnement de ce batîment en pleine connexion de la nature sauvage de la mer, du soleil, des anciennes terres cultivées (sous le parc maintenant), de la rivière de l’Huveaune, des collines environnantes… et dont son exposition, son architecture intérieure et sa décoration cherchent à en faire bénéficier un maximum.

La visite se veut telle que nous nous sentions « comme un invité du château », aléatoire et au grès de nos envies donc, parsemées de surprises à chaque pièce. Un sentiment sur lequel nous pourrions insister afin de vraiment vivre une expérience anecdotique. Nous nous rendrons compte par la suite que la visite peut en fait se dédoubler avec tout un réseau caché de couloirs, de pièces et de portes fait pour la circulation des domestiques et des enfants de la famille. Un point que nous pourrions aussi valoriser grâce à des parcours virtuels ou suggérés…

Nous en apprenons long sur les coutumes de l’époque et sur leurs évolutions car cette bastide est en fait l’objet de transition où deux époques se confrontent : celles des objets qui viennent à soi contre celle où nous allons vers eux. Avec pour exemple le concept de table volante contre la salle à manger plus novateur, celui de pot de chambre contre celui de cabinet privé avec arrivée d’eau, celui de verre et de carafes mis de côtés à table et des « pots à verre » pour les rincer.

Table-lumineuse-borely-m-cube

Nous voyons aussi l’omniprésence des céramiques toutes uniques, en faïences ou en porcelaines dans un éternel combat de savoir-faire régionaux toujours plus audacieux. Des œuvres d’art représentant des scènes de la vie quotidienne comme la chasse ou la nature ou alors plus ambitieuses, des représentations de peintures connues, car à l’époque le parti pris est en faveur de la céramique, sur laquelle on compte qu’elle survivra à l’épreuve du temps bien plus que les tableaux (curieux n’est pas ;-)).

Ce qui nous intéressera particulièrement au m-Cube c’est cette singularité marseillaise que nous retrouvons dans toute l’originalité de cette bastide, par le fait des modernités apparentes, avant-garde des nouveaux modes de vie, des plat à bouillabaisses en faïence, des tomettes au sol plutôt que du parquet et part ses talents, artisans de faïences ou bien artistes peintres qui à l’aube des voyages individuels s’inspiraient de l’étranger pour reproduire à Marseille ses merveilles.

Enfin une dernière tradition qui nous amuse beaucoup : même à l’époque, les habitants marseillais fuyaient la ville lors des fins de semaines pour se retrouver entre eux dans leurs bastides, une coutume que Stendhal déplora car il se retrouvait seul et sans occupation le week-end…

Et de conclure, le décors est planté, à nous de lui trouver une interface de médiation suffisamment ludique et intéractive pour nous faire passer deux heures et demi d’histoires passionnantes en un agréable moment de découverte pour un public jeune et généralement désintéressé.

Borely-haching-mcube

C’est le moment de prototyper et tester vos solutions, idées, projets du moment car tout est en mouvement et « hackable ». La Fabulerie nous attend le 7, 21 et 28 février, de 10h à 17h dans des aterliers de co-design de solutions entreprenantes pour un futur culturel prometteur !

Le m-Cube attrape le train en cours et participera à l’atelier du 28 février « Mobilité 2.0 » pour proposer une idée innovante de médiation du public en relation avec le projet social sur lequel nous travaillons…

Pour vous inscrire remplissez la google form

Pour plus d’information, le tumblr http://borely-hacking.tumblr.com

et le clip complètement délirant :

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