SocialGoodWeek Marseille

Mardi soir dernier, le 10 décembre, s’est déroulé la Social Good Week à Marseille, un événement autour des recettes du crowdfunding et de la question: comment les communautés aident à l’émergence de projets innovants ? Avec la participation des acteurs suivants :

Organisateurs de la soirée :Socialgoodweek_logo

Martine Sousse  La Boate,

Bernard Crozes et Isabelle Demory  SFR Méditerranée,

Fred Le Waaw,

Projets :

Justine Simon Videodrome2

La fanfare de l’école Centrale OdysSound

Julien Ruols, SayMyNem

Fabrice Amon-Aka Wiseed

Et puis nous aussi le m-Cube ! Présentation retranscrite ici 😉

Nous en retenons que Kisskissbankbank c’est « quand même plus pratique à gérer que Ulule avec l’interface porteur de projet, où il y a plein de stats dans un bon graphique », vu que OdysSound font campagne sur les deux plateformes, histoire de démultiplier les forces… ou de les affaiblir… ?! D’ailleurs OdysSound c’est un super projet de fanfare autour du monde, ils vont jouer pendant 6 mois dans plein de projets éducatifs et sociaux autour de la planète et leur campagne se finit bientôt… Nous en retenons aussi que « les potes, c’est pas forcément les premiers crowdfounder de ta campagne », comme l’a dit Julien de Saymynem, le sauveur des nems marseillais. Pour une amatrice de cuisine thai et viet, je vous conseille vraiment d’aller regarder leur recos sur leur site on trouve les perles (de jade) de Marseille. Julien a choisi la plateforme KissKissBankBank parce que le nom lui faisait vraiment trop marrer et que du coup ça allait faire aussi bien rire toutes les personnes autour de lui qu’il allait sollicité, un porteur de projet plein d’humour 😉 !

Aussi, l’aventure passionnante du Videodrome2 qui grâce à un concours de circonstance a pu racheter pour une bouchée de pain l’ancienne librairie du cours Julien / rue Crudère et vont pouvoir créer un cinéma de quartier indépendant grâce aux revenus de leur bar. Ils ont fait une campagne de crowdfunding réussie grâce à leur compétences de vidéastes et cinéphile…Car comme l’a si bien dit le hacker et créatif Frédéric Bonnier, l’important c’est de réussir à attirer avec une bonne vidéo. Wiseed quant à eux sont une forme différente du crowdfunding où la rétribution des contributions au financement de projet se fait par la possession de part dans le projet en cours. Une agrégation de plein de mini business angels en quelque sorte.

Pour conclure j’ai envie de dire un grand merci aux organisateurs car cette soirée c’est vraiment bien déroulé, Martine et Marin nous ont amené à comprendre d’avantage les enjeux du crowdfunding et son adaptation sur le territoire Marseillais, merci à Waaw pour le buffet excellent.

Pour voir ou revoir notre présentation, tout est là : http://www.m-cube.fr/2013/12/innovation-sociale-et-crowdfunding/

Liens:

http://laboate.com/evenenement/social-good-week-marseille-les-recettes-du-crowdfunding

http://www.socialgoodweek.com/

Innovation sociale et crowdfunding

Voici la présentation et le speech SocialGoodWeek

 

[Slide 1]

Voici la présentation du m-cube au Social Good Week Marseille sur la thématique crowdfunding. Le m-Cube est un nouveau projet, coup de cœur du jury au Startup Weekend Marseille, qui vise à supporter les initiatives sociales de façon à ce quelle deviennent performantes et impactantes pour le territoire marseillais.

[Slide 2]

En quoi consiste le crowdfunding réellement et en quoi il aide des communautés à s’organiser pour l’émergence de projets innovants ?

L’enjeu du crowdfunding est qu’il devient un levier important pour répondre à des besoins non satisfaits de la population, par la population. Une approche BoP, « bottom of the pyramid » avec une considération des envies du bas de la pyramide et la possibilité de réaliser toutes ses envies  de projet. Le crowdfunding est un des outils qui, par la foule  –  on est bien dans l’utilisation du mot « crowd »,  permet de réaliser les projets   – et donc les rêves des citoyens  –  et de façon assez démocratique, puisque le publique répond de façon directe par son intérêt à aider le projet.

 

 

[Slide 3]

On renverse la pyramide, car l’innovation dont on parle ne peut pas s’effectuer dans les schémas classiques que nous connaissons.

Dans une innovation souhaitée, c’est-à-dire voulue par le « haut de la pyramide », avec des moyens , comme le budget de la recherche en France à 7 milliards d’euros, et ceux des groupes et institutions qui agissent à construire le monde de demain, le schéma est classique et n’a pas besoin de crowdfunding, car les décisions d’implanter l’innovation sont prises en amont, et sont possibles grâce aux ressources mis à disposition pour cette implémentation.

Le schéma est ainsi celui-ci : On a une idée d’innovation à implémenter, on la produit, on la fait, on lui trouve des clients, on la vend et puis on re-devient rentable. Avant on était dans de la prise de risque, calculée bien sûr, mais où l’entité se met en état de dette et dans lequel elle espère un retour (vite !) sur son investissement.

Par contre quand l’innovation n’est pas « souhaitée » par des décisions du haut de la pyramide, quand elle vient de la population, d’un individu sans une organisation derrière qui pourrait appuyer concrètement, la nouveauté est trop perturbante, trop risquée et en somme trop nouvelle – je sais ça frise du paradoxe. Du coup, il faut d’autres schémas qui réduise le risque énorme pour appuyer le porteur du projet qui s’apprête à créer et qui a quand même besoin de financement pour démarrer.

Le nouveau schéma que le crowdfunding propose c’est que l’idée à créer soit vendue en amont de sa production réelle. C’est une supposition : « et si je créais ceci, seriez-vous prêt à l’acheter ? », mais en fait cette supposition devient un vrai acte d’achat dans la plupart des cas, car les contributions des donateurs se voient rétribuer à la hauteur de leur valeur. On est entre de la vente et du don. Je donne car j’ai envie d’aider, de faire plaisir, de voir ce projet voir le jour. En même temps, je ne suis pas sure de voir mon produit me faire livrer si jamais le projet ne vois pas le jour, mais dans ce cas là je serais remboursée. Donc peu de risque de donateur en fait et une véritable position d’acheteur puisque je vais recevoir une contribution en relation avec ce que l’idée va produire.

Du coup la pyramide est renversée : on a une idée à produire, on vend l’idée, puis enfin on produit et après on livre. Et ça c’est cool quand on a pas d’argent au début, mais ça ne veut pas dire que l’on ne vas pas en faire après. On est dans une situation ou les projets sont en phase d’amorçage. Ils leur faut un petit coup de main, ou de pied si vous voyer ce que je veux dire ;-)…

[Slide 4]

Le crowdfunding met en avant un point essentiel, le fait que finalement le fait d’avoir besoin de financement va être une source de créativité et de ressource pour le porteur de projet. Qui va en fait lui permettre bien plus que seulement récolter ses premiers fonds d’amorçage, car le porteur d’un projet innovant n’a pas que un besoin de financement. Il a aussi besoin de tester son idée et de la valider auprès de ses premiers acheteurs avant de prendre trop de risque dans le déblocage de ressources. Pour cela il a besoin de communiquer auprès d’eux mais aussi de se créer un réseau de supporters, de partenaires et de toutes les personnes qui vont pouvoir l’aider à monter son idée. Ceci je ne l’invente pas c’est le Lean Startup et Eric Ries qui le dit.

D’autant plus que pour qu’elles deviennent une innovation, c’est-à-dire pour qu’elle soit acceptée par les citoyens, l’invention elle a besoin d’être « claimée », revendiquée, car elle ne peut pas être un besoin de la population, puis qu’elle n’existe pas.  On es dans un « customer claim » plus qu’un « customer need ». D’ailleurs qui avait besoin d’un Ipad avant… Avec cette approche renversée on est vraiment dans une gestion de projet de façon innovante et donc on s’appuie sur un concept aussi intéressant, c’est l’effectuation. D’abord théorisé et décrit par Stuart Read et Saras Sarasvathy dans leur livre Effectual Entrepreneurship et puis déployé en France grâce à notamment la méthode de Sigma 360° par Dominique Vian.

Ce que ces personnes ont remarqué c’est qu’on ne pouvait pas monter un projet innovant d’une façon classique que l’on connait tous, mais que tous les entrepreneurs, créatifs et visionnaires qui ont réussi ont en fait utiliser une démarche effectuale. Toute à fait commune et ordinaire en fait, celle de faire avec ce que l’on a au temps présent et de ne pas chercher à décider maintenant sur des faits futures incertains que la nouveauté de l’invention induira. Pour métaphoriser, l’effectuation c’est le fait de dire: « Je vais faire un plat à manger non pas en suivant une recette toute prête et de décider précisément ce que je vais y mettre et faire les courses pour,  mais je vais essayer à tâtons de faire avec ce qu’il y a dans le réfrigérateur et qui sera finalement quelque chose de toute à fait potable ».

Pour revenir à nos moutons, il y a aussi une idée importante qui découle des innovations dont on parle, c’est que l’innovation née des projets de crowdfunding est –  vous avez suivez –  une innovation apportée par le peuple  mais aussi plus généralement pour la population. Et dans les besoins non satisfaits de la population il y a aussi les besoins sociaux, ce dont s’attache à répondre l’innovation sociale. L’innovation sociale selon ce qu’un internaute de Wikipédia a écrit et dont je suis assez d’accord c’est :Et pour vous, j’ai modifié la page wiki en français incomplète, et donc : L’innovation sociale fait référence à toutes stratégies, concepts, idées et organisations qui répondent à des besoins sociaux de toute nature liés aux conditions de travail, d’apprentissage, la santé, le développement de communautés et dans une certaine mesure qui viennent fortifiée la société civile. Le crowdfunding est donc aussi particulièrement adapté à l’innovation sociale et aux entrepreneurs qui cherche à implémenter ce type d’innovation sur le marché sous une forme aussi économique, les entrepreneurs sociaux.

[Slide 5]

Et c’est là qu’on arrive au sujet qui nous intéresse tout particulièrement au m-cube, les entrepreneurs sociaux. D’une part leur vocation à vouloir spécifiquement répondre un besoin de société pour les citoyens, c’est-à-dire un besoin non satisfait de société qu’il soit social, solidaire ou environnement. D’autres part par leur capacité à adapter les technologies disponibles et les business modèles innovants, ils ont une réelle capacité à construire le monde de demain de façon meilleure, responsable et différente de ce dans quoi nous allons. L’entrepreneur social agit donc lui aussi avec une vraie approche « bas de pyramide », pour convaincre ses pairs, ses bénéficiaires, ses clients, ses partenaires, du bien fait de son innovation, et le crowdfunding est l’un des moyens de financement vraiment pertinent pour eux. Pour vous parler un peu plus du m-cube, nous pensons comme d’autres acteurs à Marseille que entrepreneuriat social à une vraie pertinence à s’implémenter sur le territoire pour répondre à ses besoins sociaux. Ainsi nous voulons plus d’entreprises sociales performantes et pour cela nous démarrons le projet m-Cube. Dont nous ne savons pas bien encore la forme finale – nous sommes dans une démarche effectual n’est ce pas ? –  Le but de ce projet est de propulser des initiatives sociales et locales en projet performants qui génèrent autant de valeur sociale que de valeur économique leur permettant de se développer.

[Slide 6]

Pour ce faire nous avons une devise, une citation de Saint-Exupéry :

Ainsi nous nous activons aujourd’hui à mettre ses forces en marches, et que savons nous qu’il advienne, ce qui pourrait ressortir pour une économie et une société plus juste ? Mixe dans la mobilité, do-it-yourself, consomation collaborative, guerilla gardenning, consommation solidaire, coworking solidaire, mixe énergétique et solidarité envers les plus faibles sont des sujets qui nous passionnent et dont nous supporterons de quelques manières.

[Slide 7]

Qui c’est le m-Cube, c’est d’abord Fanny et Joël, mais nous aurons l’occasion d’y revenir, mais c’est aussi tous nos premiers crowdfunders du Startup Weekend, et maintenant vous. Quoi que vous sachiez faire, envie que vous ayer ou quelques nouvelles idées que vous voulez apportez, le m-Cube est un projet participatif citoyen à vocation d’en créer d’autres et de supporter ceux en place.

[Slide 8]

Venez donc nous voir, nous parler. Pour commencer à participer vous pouvez vous inscrire à la newsletter à droite ou même nous faire partager votre enthousiasme : http://www.m-cube.fr/participer/. Vous serez reçu par des extraterrestres avec grand plaisir. Merci à Martine et à la Boate pour l’acceuil. Merci à @AntoineGuyon et @IsabelleDemory pour les tweets.

Signé Fanny @Ptibook.

 

Sources d’inspiration de l’article:

Lean Startup- Eric Ries

ISMA 360, Dominique Vian

Effectual Entrepreneurship, Stuart Read et Saras Sarasvathy

Def Innovation sociale, Wikipedia

Les six entrepreneurs sociaux à suivre par l’Express

Budgets de la recherche et de l’enseignement supérieur 2014

m-Cube sera présent à la « social good week » de marseille le 10 décembre

LA SOCIAL GOOD WEEK REVIENT EN FRANCE : PLUS D’UNE VINGTAINE D’ÉVÉNEMENTS POUR COMPRENDRE COMMENT LES NOUVELLES TECHNOLOGIES RENDENT LE MONDE MEILLEUR

Vous avez un projet ?
Et si vous pensiez crowdfunding ?
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Présenter son projet,
Choisir sa plateforme,
Développer un projet social et le faire incuber,
Développer une start up et trouver des sources de financement…

La réponse à toutes ces questions et à d’autres lors de cette

soirée « boîte à outils ».

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http://www.socialgoodweek.com/